Championnats de France Universitaires FFSU - BOURGES - 17 et 18 mai 2008

Ce championnat était l'objectif de la saison 2008. A la base, un quatre de l'Association Sportive Universitaire du Mans aurait dû être composé à partir des quatres rameurs de l'année 2007 qui avait finit 5ème l'an passé : Simon Mary (Licence Géographie), Pierre Gougeon (STAPS), Sébastien Landry (STAPS) et moi même (ENSIM). A ceux-là auraient pu se rajouter deux autres personnes : Camille Zarri (IUT GEA) et Maxime Girod (BTS AVA).

Dès le début de l'année, des démarches ont été entreprises auprès de l'Université pour former un groupe en vu des Championnats de France Universitaires.

Mais apparemment, les têtes pensantes n'en ont (excusez du peu) rien à foutre d'un sport, qui chaque année rapporte des places d'honneur. Ainsi, aucun crénau d'entraînement n'a pu être établi. D'autre part, la seule reconnaissance des résultat de la part de l'Université du Maine a été une invitation à la "Soirée des Champions" où un réveil en plastique chinois nous a été remis. Celui-ci traîne d'ailleur sur mes cabinets. Non seulement l'an passé l'Université nous a empéché de nous entraîner (seulement 4 entraînements en équipage) du fait des horaires de cours et des partiels, mais en plus elle se fout des efforts entrepris par ses étudiants, en lui attribuant une récompense minable, et en lui resservant le même discours pour empécher la constitution d'une dynamique sportive.

Ainsi il est à déplorer que l'Université n'alloue des heures d'UEL (Unité d'Evaluations Libres) et de sport universitaire que le Jeudi après-midi à partir de 16H00 pour les Licences seulement ! Le prétexte évoqué en entretient avec la vice-présidence du CEVU de l'Université du Maines était que les étudiants préféraient se "biturer la gueule" le jeudi et sécher les cours le vendredi pour partir en week-end pour ne revenir que le lundi après-midi, voir le mardi matin. L'Université du Maines est donc consciente de ses problèmes d'alcoolisme, mais paradoxallement, craque sous la pression étudiante (elle s'avère moins conciliante lorsqu'il s'agit de LRU).
Et bien qu'en théorie des heures soient allouées, en pratique et c'est le cas pour les STAPS, les cours se prolongent jusqu'à 17H00. La raison donnée par son directeur, était qu'il s'agissait (pour le cas présent) de cours d'athlétisme ne pouvant se faire la nuit. Précisons que ces cours avaient lieux sur un stade doté de projecteurs. Ainsi l'aviron, qui, par raison de sécurité, ne peut être pratiqué la nuit, devrait laisser sa place à des enseignements qui ne demanderait qu'à appuyer sur un interrupteur et payer des factures EDF ! Messieurs de l'Université du Maines, vendez donc la C4 de M. le Président, et offrez-lui un pass' SETRAM ! Vous pourrez éclairer le stade.

Au final de ses joyeuses négociations, ce ne sont plus que trois rameurs sur les six du départ qui se sont investit sur leur temps personnel afin de pouvoir représenter l'Université. Aucun quatre n'aura pu être envisagé, alors qu'il aurait été facile de faire encore une bonne place lors des Championnats de France 2008. En remplacement, ce sont trois skiff qui ont été composés. Trois individualité pour représenter l'Académie de Nantes sur le bassin du Val d'Auron, à Bourges : Maxime Girod, Camille Zarri et moi-même.

Les championnats académiques ont eu lieu à Angers, le jeudi 3 avril 2008. Les résultats sont :
1 - Sylvain Boyer - 3'12
2 - Camille Zarri - 3'17
3 - Maxime Girod - 3'24
Le courant et le vent ayant aidé à ces temps exceptionnels !

Mais intéressons-nous plutôt à ce week-end du 17/18 mai 2008.
Le départ vers Bourges fut le 16 mai vers midi. Obligation hélas de sécher des cours. Mais c'était pour la bonne cause, alors...
Arrivée à Bourges sous la pluie vers 17H00. Enregistrement, vérification des licences et des cartes d'étudiant (la triche, ca existe). Déchargement de la remorque, montage des bateaux, le tout sous la pluie. Puis recherche d'une zone comerciale pour trouver des K-Way (pour les têtes en l'air qui les avaient oublié à la maison;-)). Puis pendant que Bruno Landon, responsable de l'ASU Le Mans section Aviron (également président du club USM aviron) va assister à la réunion des délégués, Camille et moi avons fait un petit tour sur le bassin, afin de prendre des repères et d'effectuer un travail de surcompensation pour le lendemain. (Maxime avait fait forfait).

Arrivé le soir au camping, nous devons monter les tentes. à côté, il y a des mecs de grenobles, ils ont déjà allumer un barbecue, et sifflent des bouteils de whisky. La nuit risque d'être courte. En face, des colégiens de Versailles. Pas loin, d'autre colllégiens du collège Rutigliano de Nantes (à la limte de la classification en ZEP).
Durant la nuit j'ai dû me réveiller une quinzaine de fois, entre les abrutis bourrés d'à côté, la pluie, le stress, l'inhabitude du camping, et le levé des collégiens à 5H00 du matin. Pas évident d'aborder un week-end de course dans ces conditions.

Le matin avant de manger, place à un réveil musculaire : footing jusqu'au bassin, où est servi le petit déjeuné. Bien sûr, l'imprévu, Camille a oublié son ticket repas à la tente (Gros malin va ! ). Puis c'est attente dans le camion, bien au chaud, avant l'échauffement. A côté, j'aperçoit mon entra^neur quand j'étais à Bordeaux, petite discussion, etc. Enfin l'heure arrive. Je suis ligne d'eau 3, Camille en 6. A ma droite, ligne d'eau 2 un Marseillais, et en ligne 1, un gros Poisson : Camille Tollet, champion de France Sprint 2007. il gagne facilement la série, Le marseillais fait troisième, moi quatrième, Camille 5ème. Le sixième s'est fait distancer dès le départ. Les 500 premiers mètres ont été un peu tendu, et, arrivé dans le final, impossible de stabiliser le bateau, je cogne l'eau à babord et à tribord, mes appuis ne sont pas franc, j'ai du mal à monter la cadence. Je pars à 37, et au bout d'une minute, ma cadence stagne à 33.5, pour ne remonter que vers 34 à la fin. De plus, j'arrête mon effort quelques mètres avant la ligne d'arrivée. Deception donc, incompréhension également. Moi qui suis capable de tenir 36, pourquoi il m'est impossible de tenir au moins 34 ? Je tourne en 3'52, Camille en 3'53. Les places au générale sont 16ème pour moi, 17ème pour mon collègue.

Après un repas très léger, j'ai un gros coup de fatigue. On rentre au camping, et deux siestes de 20 minutes me sont bénéfiques pour récupérer de la nuit. Je téléphone à Romain Crétient (SOS Rowing Advice) pour demander ce qu'il faut faire. Coaching mental en matériel de sa part, description des caractéristiques du bassin de Bourges : les 250-300 derniers mètres sont bordés de béton, c'est pas là qu'on gagne des places, il faut se faire la mal avant. Lancer une série de 20 à l'approche des 500, et tenir jusqu'aux bouées rouges. Là, il faut tenir. Faut reproduire ce qui est fournit à l'entraînement, et ne pas être déçu sur la fin, ne pas avoir peur des effets des remontées d'acide lactique. Pour être plus à l'aise, remonter d'une rondelle chaque dame de nage. Normallement, une place en finale A ou B est possible

La seconde course est un tiers de finale : les deux premiers en A, les deux suivant en B, les deux suivant en C.
Dans mon tiers est présent Fabien Dufour, 3ème temps du matin (il est ou a été en équipe de France), le quatrième temps, le dixième. Le départ est donné, je pars un peu devant, mais très vite me fait rattraper, avant les 500, je suis quatrième à la bataille pour la troisième place. Puis je ne sais pas pourquoi, le bassin commence à bouger, je suis déstabilisé, à l'approche des 300 m je fais une fausse pelle, je passe cinquième avec 1 m de retard. Je me bagarre à la ligne d'eau 1 contre les remous, contre les renvois de vague. Je fini cinquième.

Grosse désilusion, j'en suis encore dégoûté. Pas de place dans les 12 premiers. Mon objectif en allant là-bas était d'avoir au moins une finale B. Je suis en pleure, ma saison est finie, 8 mois de travail réduits à néant, c'est la fin, le gouffre pour moi, c'est dur dans la tête. J'ai tout donné, et la chose qui m'a empéché d'arriver à mon bute à été un renvoie de vague. En arrivant au ponton, des compétiteurs du tiers de final précédent veulent recourir leur course, eux-aussi victime de vagues. La faute à un photographe qui s'est avanturer au milieu de la fin du parcour pour prendre une photo. Le bateau moteur s'est écarté au dernier moment, des concurents ont été destabilisés, certains ont lachés une leur rame ! Comme il n'y a pas d'absorbateur sur les digues, nous avons nous-même était victime d'un photographe. La décision des arbitres est claire, les réclamations devaient être portées à la fin de la course (selon le règlement jusqu'à 30 secondes après la fin un rameur peut porter réclamation auprès de l'arbitre de parcour)

La récupération est douloureuse mentalement, le footing de récup se transforme en un torrent de larme "je l'avais ma place en finale, je l'avais, elle était à moi !", c'est l'icompréhension.

Le repas du soir est morne, le coucher aussi. Demain, c'est une finale C, et non B qui nous attends. Pas de place dans les 12 premiers.

La finale C. Je suis en ligne 3, car meileurs temps de la finale, le marseillais, encore lui en 4, en 2 un lyonnais, en 6 Camille. Je ne sais pas qui est en 1 et 5. L'arbitre nous annonce "2 minutes" puis "procédure de départ rapide". Je fait un reset de mon Compte-coup, puis me met en position de départ. Le vent nous déporte, malgrsè que les teneurs de bateau nous aligne convelablement. Un petir regard sur l'aligneur, il n'a pas levé le drapeau blanc. Je continue de respirer fortement, mes muscles commencent à se crisper. Ca va faire bientot 1 minute que nous sommes contracté. La teneuse me donne me dit de redresser un peu mon bateau, l'arbitre du starter lève le drapeau, il le lache, nous sommes parti. premier coup puissant : trois quart, demi, demi trois quart, trois quart, j'allonge progressivement, je suis à la bagarre avec le marseillais pendant les 300 premiers mètres. A droite le lyonnais à une longueur de retard. aux 500, je suis en retarde d'une longueur sur le marseillais, j'essai d'accrocher le lyonnais qui remonte vite, il est puissant. J'ai du mal dans les vagues, comme d'habitude sur la fin du parcour. Je fini donc troisième, camille 5ème.


Voilà, fini la saison. Grande désillusion apparente, pas de quatre universitaire, une quinzième place en skiff, j'espérai mieux. Surtout que cette année les 4 de couple et les 4 barrées, étaient des catégories largement accessibles, bien plus que le skiff. Cet après-midi (nous sommes le lundi 19 mai) j'ai comparé mes résultats avec le classement de l'an dernier. Le niveau était vraiment élevé cette année. Celui qui finit derrière moi réalise une 6ème place en 2007. Cette année, il est 16ème. 10 laces en moins. Il y avait vraiment du lourd. Maintenant, je vais essayer de retrouver un peu de baume au coeur, et me redonner espoir que mon investissement personnel payera un jour ou l'autre. Mais les objectifs sont encore loins. Dois-je participer aux critériums ? Je ne le sens pas vraiment. D'ici deux semaines, j'ai fini l'aviron. Après, ce sera le vide, le néant. Il va falloir que je recommence quand même, si je veux avoir une chance d'aller à Southampton ramer dans un 8 compétitif. Et peut-être dans deux ans, je reviendrai. Alors si toi aussi tu es ou tu vas étudier au Mans et que tu es prêt à passer du temps sur l'eau et en salle, dans deux ans, je serais surement là pour être en équipe. En espérant que l'Université du Maines daigne nous accorder enfin une reconnaissance à juste titre.


Sylvain Boyer
Championnats de France Universitaires FFSU - BOURGES - 17 et 18 mai 2008

# Posté le lundi 19 mai 2008 17:38

Modifié le dimanche 25 mai 2008 14:38

La Roche sur Yon 2008 - 900 ou 1100 m, là-bas c'est comme on veut...

La Roche sur Yon 2008 - 900 ou 1100 m, là-bas c'est comme on veut...
PS : je recherche désespérément un stage ingénieur sur Southampton entre fin aôut 2008 et février 2009, spécialisé acoustique et mécanique vibratoire. Si vous connaissez des personnes installées là-bas, si vous avez des contacts avec des personnes du milieu acoustique, n'hésitez pas à me transmettre leurs coordonnées, je vous en serait infiniement reconnaissant.

# Posté le samedi 10 mai 2008 06:14

Break from GOB

Après "Caravane" de Raphaël, qui nous a longtemps brisé menu les castagnettes, voici "Break" de GOB
Ames sensibles, anti-punk, Papa, Maman : s'abstenir

# Posté le samedi 03 mai 2008 06:36

LAVAL 2008 - 900 m - 2'59''5

LAVAL 2008 - 900 m - 2'59''5
Merci aux parents de Hélène qui nous ont accompagné avec leur boîte à images.

# Posté le mercredi 23 avril 2008 16:18

Ma voisine...Quelle rocambolesque histoire !!! (Partie 2)

Chapitre II
L'excuse.

"Pardon excuse-moi de te déranger, n'aurais-tu pas un pèse personne ?" Avouez que là, c'est du grand Art, du vrai de vrai !
"Euh...Non pourquoi me dit-elle ? Tu as des problèmes de poids ?" me répond-elle. Et là...j'ai pas l'air con. Et oui, malgrès mes muscles flambant neufs, j'ai des problèmes de poids. "Et ben en fait, lui répondis-je, c'est que je dois le surveiller car je fais un peu de sport et tout ça..." Mattez un peu la bette qui se dégonfle. Le truc qui me chagrinait, c'est qu'elle n'en ait pas. Pour moi, une fille sans sa balance, c'est un peu comme une rose sans sa tige, privée de ce qui la lie à la réalité terrestre. Comment une fille peut-elle être démunie de cet instrument vital à la gente féminine ?
Heureusement, je rattrape la conversation, avec des "ça va sinon ? Pas trop d'embètements avec la loi LRU, les grèves ?" Je l'incite à aller voter, pour une fois où une russe peut exprimer ses opinions. Mais elle s'obstine : "Tu sais, en russi, on n'a pas l'habitude. Tu vois en France, on a l'impression que ce qui est blanc chez nous est noir pour vous."
Et là, je suis aux anges, son sourire, ses yeux, ses cheveux, son accent russe... Le coup de foudre n'a pas tardé à claquer. Je lui dis au revoir, et m'en vais souriant "tu peux revenir, si tu as besoin de quelque chose me dit-elle avant de fermer sa porte"

A suivre...

# Posté le mercredi 16 avril 2008 13:58