Cela fait plus d'un an et demi que je rame au club de l'Union Sportive du Mans Aviron. Cela fait deux ans également que je m'entraîne sérieusement en vu d'avoir des résultats correct au niveau de la région avec espoir d'atteindre un certain niveau. Ainsi mes entraînements n'ont jamais été suivi par une personne interne au club. Et si quelques consignes m'ont été dictée durant cette période où j'ai ramé au Mans, elles peuvent de compter sur les doigts de la main. La très grande, trop grande majorité des interventions furent de l'ordre directionnel. Le fameux "Reprends ta berge !" résone encore à mes oreilles.
Le fait est aussi que cela fait maintenant plusieurs semaines que je rame sans trop savoir pourquoi. Peut être que j'ai cassé un bateau plusieurs fois, et que je suis à priori condamné à passer le reste de mes entraînements dans un barque. Ma décision aussi brutale soit elle s'appuie sur d'autres points sportifs interne au club que je ne peux cautionner. Mes intêrets restent toutefois présent dans une telle démarche.
Ainsi j'arrête l'entraînement et du coup ma saison, à moins de deux semaines des critériums nationaux.
Je pense qu'il est préférable d'arrêter maintenant avant qu'il ne soit trop tard. Rien ne me retient à ce club, si ce n'est la bonne ambiance entre les différents rameurs. Lundi donc, j'ai réfléchi à autre chose qu'à ma ramerie. Pourtant, je fais tout pour éviter ce genre de chose. Ce matin là, j'ai du attendre que l'on daigne m'aider à sortir un skiff. Car au mans, il est interdit de manipuler tout seul un bateau (je dis ça aux personnes qui pourraient me juger négativement sur ce point). La personnne en charge de l'entraînement du quatre cadette ne veut pas m'apporter son soutient, de peur que je sois à côté de ce quatre et que je lui donne des conseil. Après dix minutes d'attente, j'ai le droit à de l'aide mais aussi aux remarques suivantes :
"tu te retournes, et tu t'occupe pas des filles, elles n'attendent que ça, elles en profite pour se reposer."
"Tu te retournes, il peut y avoir des barques, trois bateaux cassés en moins d'une semaine, ça fait beaucoup."
"Tu as des problèmes de concentration."
Le discours depuis deux semaine n'a pas changé, à chaque fois ce sont les mêmes paroles. J'ai cassé mon bateau, les filles aussi. La différence c'est que moi, je suis en bateau d'entraînement, et les autres ont du scotch sur leur illoir.
Mais la chose qui m'a fait le plus mal est que je suis peut-être la personne la plus entraînée du club, avec au minimum 7 séances par semaine, et ce dans l'indifférence totale de celle qui se prends pour le maître entraîneur du club. Ses méthodes sont criticables, et son ego démeusuré.
Je préfère donc partir, loin de ce cinéma pathétique, qui ne m'apporte que du dégoût dans ce que j'ai pu construire jusqu'à présent. Je ne sais pas si je remonterai en bateau au Mans, ce qui est sûr, c'est que je continuerai l'aviron, car j'y ai passé trop de temps, trop de passion pour lacher comme cela, sur une simple décente d'un bassin, le lundi 30 juin 2008.
J'ai effectué des investissements durant ces deux années. Investissement en temps, mais aussi financiers. Pour acheter ma liberté, je me suis offert des pelles Concept2, pour connaître enfin si ma cadence était bonne j'ai acheté un compte-coup, qui m'a été longtemps le seul critère objectif. Heureusement que Romain Crétient a été là pour me remonter techniquement. Un grand merci à lui, pour tout ce qu'il m'a apporté. Merci à tous les membre du club qui m'ont encouragé et accompagné lors des déplacements, mais aussi lors des entraînements. Merci à Benoît, Maxime, à Pauline, aux cadettes, à Lydie, Marie, a Johann, Maxime Metzlard et tous les autres que j'oublie, mais avec qui j'ai passé des moments fort durant bientôt deux ans.
Ma prochaine sortie sur l'eau n'est pas programmée, mais fort est à parier qu'elle ne sera n'y à Mâcon, n'y au Mans, mais plutôt à Southampton, sur la rivière Itchen. J'ai pas fini, je commence juste, et cette fois-ci, des personnes motivées seront là pour m'encadrer pour faire les meilleurs résultats possibles.
Sylvain Boyer
le 3 juillet 2008